Investir en Private Equity dans l’assurance-vie ou en direct ?

Statue du taureau de Wall Street, symbole de la performance et de l’investissement à long terme

Article rédigé par Leduc & Associés – Cabinet de gestion de patrimoine indépendant à Neuilly-sur-Seine

Mise à jour de l’article : 26 janvier 2026

Le Private Equity (ou capital-investissement) s’impose depuis plusieurs années comme une classe d’actifs incontournable pour les investisseurs recherchant performance et diversification sur le long terme. Longtemps réservé aux institutionnels et aux grandes fortunes, le non coté est désormais accessible aux particuliers, notamment via l’assurance-vie.

Dès lors, une question revient fréquemment lors de nos rendez-vous patrimoniaux : faut-il investir en Private Equity via l’assurance-vie ou privilégier une détention en direct ?

Chaque solution présente des avantages et des contraintes, tant sur le plan fiscal, patrimonial que financier. Cet article a pour objectif de vous apporter une analyse claire et concrète, issue de notre pratique de conseiller en gestion de patrimoine, afin de vous aider à faire un choix éclairé.

Qu’est-ce que le Private Equity ?

Le Private Equity consiste à investir dans des entreprises non cotées en bourse, à différents stades de leur développement :

  • création (capital-risque);
  • croissance (capital-développement);
  • transmission ou restructuration (capital-transmission).

L’objectif est d’accompagner ces sociétés sur plusieurs années afin de créer de la valeur, puis de réaliser une plus-value lors de la sortie (cession industrielle, introduction en bourse, revente).

Cette classe d’actifs vise historiquement des rendements supérieurs aux marchés cotés, en contrepartie :

  • d’un niveau de risque plus élevé;
  • et surtout d’une liquidité limitée (horizon de 5 à 10 ans).

Le Private Equity dans l’assurance-vie : un accès facilité au non coté

Une diversification patrimoniale renforcée

L’intégration du Private Equity dans les contrats d’assurance-vie, dont les assurances-vie Luxembourgeoises, permet aux épargnants d’accéder au non coté au sein d’une enveloppe fiscale déjà largement utilisée en France.

Contrairement aux actifs cotés, le Private Equity est moins corrélé aux marchés financiers, ce qui en fait un excellent outil de diversification à long terme. Sur longue période, le non coté a historiquement surperformé les autres classes d’actifs, en contrepartie d’une moindre liquidité.

En pratique, les assureurs limitent toutefois la part de Private Equity dans un contrat afin de préserver l’équilibre global et la liquidité du contrat.

Des rendements potentiellement élevés sur le long terme

Les fonds de Private Equity investissent dans des entreprises à fort potentiel de croissance, souvent absentes des marchés boursiers traditionnels.
Pour l’investisseur, cela peut se traduire par des performances supérieures aux fonds en euros et aux unités de compte classiques, notamment dans une optique de :

Ces investissements doivent néanmoins s’envisager sur une durée longue, sans besoin de liquidité immédiate.

Les avantages fiscaux de l’assurance-vie appliqués au Private Equity

L’un des grands atouts du Private Equity en assurance-vie réside dans la fiscalité.

Les gains générés bénéficient du cadre fiscal avantageux de l’assurance-vie, notamment :

  • une fiscalité allégée après 8 ans ;
  • une imposition limitée aux prélèvements sociaux (17,2 %) en cas de rachats optimisés ;
  • une excellente efficacité en matière de transmission, avec une exonération jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans.

À l’inverse, en détention directe, les gains sont généralement soumis à la flat tax de 30 % (fonds internationaux) ou à une fiscalité spécifique selon le type de fonds.

Pour les investisseurs ayant un objectif successoral, l’assurance-vie constitue très souvent une solution privilégiée, sous réserve d’une stratégie patrimoniale cohérente.

La question centrale de la liquidité

Le Private Equity est par nature peu liquide, que ce soit en assurance-vie ou en direct.

Dans l’assurance-vie, les supports de Private Equity prennent généralement la forme de FPCR (fonds professionnels de capital-risque) ou de fonds de fonds.

Les conséquences pratiques sont les suivantes :

  • arbitrages et rachats parfois limités ;
  • valorisation non quotidienne (trimestrielle ou annuelle) ;
  • horizon d’investissement long (5 à 10 ans)

Pour gérer cette contrainte, les assureurs :

  • plafonnent la part investie en non coté ;
  • privilégient des fonds diversifiés,
  • mettent en place des mécanismes de gestion de trésorerie.

Cette illiquidité doit être parfaitement intégrée dès l’origine, lors de l’audit patrimonial.

Investir en Private Equity : assurance-vie ou détention en direct ?

Accessibilité et montants d’investissement

L’assurance-vie permet aujourd’hui d’accéder au Private Equity à partir de quelques milliers d’euros, sous réserve de sélectionner un contrat proposant une architecture ouverte et une offre de fonds diversifiée.

À l’inverse, la détention en direct s’effectue principalement via des FPCI (fonds professionnels de capital-investissement), accessibles à partir de 100 000 €, avec des appels de fonds étalés sur plusieurs années.

Comparatif synthétique

Critère Private Equity en assurance-vie Private Equity en direct
Ticket d’entrée Quelques milliers d’euros ≈ 100 000 €
Fiscalité Avantageuse après 8 ans Flat tax ou fiscalité spécifique
Liquidité Faible mais encadrée Très faible
Frais Frais du contrat + fonds Frais du fonds
Transmission Très favorable Moins optimisée
Profil investisseur Patrimoine en structuration Patrimoine déjà constitué

Notre avis de conseiller en gestion de patrimoine

Chez Leduc & Associés, nous intégrons le Private Equity dans les stratégies patrimoniales de nos clients depuis plusieurs années, aussi bien via l’assurance-vie que par des investissements en direct.

En pratique :

  • l’assurance-vie est privilégiée pour des enveloppes modérées, avec un objectif fiscal et successoral clair ;
  • la détention en direct s’adresse à des investisseurs disposant d’un patrimoine conséquent, capables d’immobiliser des montants élevés sur le long terme.

Le choix dépend toujours :

  • de votre capacité d’investissement;
  • de votre horizon de placement;
  • de votre fiscalité;
  • et de vos objectifs patrimoniaux globaux.

Conclusion

Le Private Equity constitue une source majeure de diversification et de performance dans une allocation patrimoniale bien construite.
Le choix entre assurance-vie et détention en direct ne peut se faire qu’à l’issue d’un accompagnement patrimonial personnalisé.

Un conseiller en gestion de patrimoine indépendant vous permettra de structurer une stratégie cohérente, en adéquation avec votre situation personnelle et vos objectifs de long terme.

FAQ - Private Equity et assurance-vie

Oui, certains contrats d’assurance-vie permettent d’investir en Private Equity via des unités de compte spécifiques, généralement sous forme de FPCR ou de fonds de fonds. L’accès dépend du contrat, de l’assureur et du profil de l’investisseur.

Le ticket d’entrée est généralement compris entre 1 000 € et 10 000 €, selon le contrat et les fonds proposés. C’est l’un des principaux avantages de l’assurance-vie par rapport à une détention en direct.

Les gains issus du Private Equity bénéficient de la fiscalité avantageuse de l’assurance-vie. Après 8 ans, seule la part des prélèvements sociaux (17,2 %) est due dans un cadre optimisé, ce qui est souvent plus favorable qu’une détention en direct.

Non. Le Private Equity reste un investissement peu liquide, même au sein d’une assurance-vie. Les rachats et arbitrages peuvent être limités et la valorisation des fonds n’est pas quotidienne. L’horizon d’investissement est généralement de 5 à 10 ans.

En pratique, le Private Equity représente généralement 5 % à 20 % du patrimoine financier, selon le profil de risque, la capacité d’immobilisation et les objectifs patrimoniaux de l’investisseur.

Oui. Le choix des fonds et des supports nécessite une expertise spécifique. Un accompagnement patrimonial permet d’adapter la stratégie à votre situation.

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L'auteur : Fabrice Leduc

Le fondateur du Cabinet, Fabrice Leduc, appréhende le métier global des marchés financiers et de la Gestion Privée grâce à une vingtaine d’années d’expériences qui allient deux domaines clés :

1 - La rigueur et la compréhension des marchés financiers, acquise au sein de prestigieuses Inspections Générales d’établissements bancaires de rang mondial.

2 - La connaissance de la gestion de patrimoine, acquise en tant que gérant privé au sein d’un grand cabinet de Gestion Privée Parisien.

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